les  GROS

 

En 10 ans, le nombre d’enfants obèses a doublé

12 % des petits français souffrent d’obésité.

Le constat est inquiétant : le nombre d’enfants obèses a doublé en France en dix ans.
"Nous sommes dans la situation qui était celle des Américains il y a quinze ans" indique la diététicienne Christine Plawinski.
[...] C’est le mode d’alimentation à la maison et hors la maison qui est bien sûr en cause : repas destructuré, grignotage répété, trop d’aliments sucrés et gras, manque de dépense physique, augmentation du temps passé devant la télévision, tels sont les principaux facteurs responsables de la progression de l’obésité.

Journal  Sud-Ouest  du 9/9/2002

 

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’obésité a désormais rang d’ « épidémie mondiale ». La France n’est d’ailleurs plus épargnée par ce fléau. Le nombre des enfants obèses y serait ainsi passé de 5% dans les années 80 à 15% en 2001.
Journal  Sud-Ouest  du 19/9/2002 (Dominique de Laage).

 

Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent. Michel Audiard

 

Chappatte

 

 

Les enfants du gros ont-ils tendance à devenir gros ? Oui, c’et l’évidence.
Par mimétisme naturel, s’ils n’y prennent pas garde, gros et fils de gros se refilent leur charge de père en fils, comme des huissiers. Alors, lorsque le gros va chercher ses gosses à l’école et qu’il tient par la main ses deux petits gros, les gens rigolent. Et les trois gros ont le cœur gros.

[...]
Nous voulons répondre à ceux qui aimeraient connaître la merveilleuse aventure du voyage en maigritude. Ce voyage est réputé plus facile à l’aller qu’au retour : là, nous disons, faux ! Car, pour maigrir, il suffit de s’arrêter de manger. Alors que grossir réclame un effort constant. Il faut d’abord s’en donner la disposition d’esprit, puis les moyens matériels. Enfin, lorsqu’on est devenu gros, encore faut-il le rester. Et c’est là un travail de longue haleine.

[...]
L’enceinte de l’école est évidemment étouffante pour le gros qui plonge volontiers dans les ‘paradis artificiels’. On commence par un chewing-gum et l’on finit ‘accro aux carambars’. Car la drogue du gros, c’est la bouffe. Et si l’État protecteur lance régulièrement toutes ses polices aux trousses des trafiquants d’héroïne ou interdit l’installation de débits de boisson à moins d’un nombre respectable de mètres d’une sortie d’école, il ferme benoîtement les yeux sur ces lieux de débauches appelés confiseries, pâtisseries ou fast-food ! Mais que font les pouvoirs publics ! Ces commerces ignobles aguichent pourtant sans vergogne le gros en pleine déprime ! Regardez ces étagères pleines de barres chocolatées, caramels, boîtes de coco, rouleaux de réglisse, chewing-gum, cacahuètes, pralines, guimauves, nougats et nougatines ! Ces étals regorgeant de religieuses, de babas au rhum, d’éclairs, de tartes diverses, de pains au chocolat, de brioches, de pâtes d’amande, de glaces pistache, à moins que ce ne soient les entassements de hamburgers, cheesburgers, milk shakes, ou barquettes de frittes, recouvertes à ras bord d’un onctueux ketchup !...
Et l’on permet à ces marchands de mort d’exercer leur coupable activité au nez et à la barbe des honnêtes citoyens ! Aujourd’hui, certaines bonnes âmes s’effarouchent devant le commerce des armes. Mais que n’ont-elles protesté face à l’impudeur des marchands de graisse établis depuis de si longues années
et dont la proie favorite reste notre belle jeunesse ? Le boulanger patelin, le pâtissier sournois, le charcutier débonnaire attendent à la sortie des cours. L’enfant gros tombant entre les griffes mercantiles de ces bourreaux aux sourires sucrés ne pourra jamais échapper à sa terrifiante destinée.
Claude Villers (les gros cœurs)

 

 

Erby

 

Toute gracile qu’elle parût au regard de nombre de ses compagnes dont l’obésité enorgueillissait leurs parents ou leurs maris, car elle était signe d’abondance... Roland Brival (les tambours de Gao)


Madame Rosa avait du mal à se pencher, à cause de son poids. Elle n’avais pas de taille et les fesses chez elle allaient directement aux épaules, sans s’arrêter. Quand elle marchait, c’était un déménagement. Emile Ajar (La vie devant soi)

 

Je me gave, je grossis, je me dégoûte, alors pour oublier je mange [...]
Oui, j’étais obèse et j’ai maigri [de 55 kg]. Oui, c’est difficile, mais n’importe qui peut s’en sortir avec de la volonté [...] Il n’en demeure pas moins vrai que remporter une pareille victoire sur soi-même n’est pas gagner la guerre. Reste l’insidieuse tentation de tous les jours. Ces jours où l’on est à deux doigts de céder. [...] Ces moments-là sont d’une violence terrifiante pour tous ceux et toutes celles qui, comme moi, pratiquant l’abstinence, se sentent toujours en sursis. [...] Rien ne marche comme prévu. Parce que je n’ai pas envie que ça aille. Parce que si ça allait, je n’aurais aucune raison de bouffer. Ou plutôt, parce que si je bouffe alors que tout va bien, je culpabilise trop. Donc il faut que tout aille mal, et je m’en occupe. On est intoxiquée ou on ne l’est pas.

Sonia Dubois (Journal d’un éléphant dans une peau de gazelle)

 

 

Elle souffrait de boulimie, en période de troubles affectifs ou cérébraux, et se détruisait comme une alcoolique. Patrick Poivre d’Arvor (Deux amants)

 

 

Une femme de 265 kilos
Une trentaine de pompiers du Nord, aidés d’une grue, sont intervenus pendant six heures dimanche soir à Bruay-sur-l’Escaut, près de Valenciennes, pour évacuer de son domicile vers l’hôpital une femme de 265 kilos victime d’un malaise.
Sud-Ouest  du 10/06/2003

 

 

Devinette : je pèse un gramme le soir et 500 kg le matin. Qui suis-je ?

une femme.
Le soir, on me dit : "tu viens me rejoindre au lit ma puce ?"
et le matin : "eh alors ! tu peux pas te lever, grosse vache ?"

 

 

 

t'as intérêt à rester mince

 

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