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xl’appel lancé par l’abbé Pierre le 1er février 1994x

 

Sur les antennes de RTL :

 

« Mes amis, réveillons-nous ! Assez d’indifférence ! C’est la guerre ! La guerre de défense contre la misère qui attaque l’univers total des hommes.

 

En Europe, le savez-vous, 40 millions de personnes vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Dans les banlieues, dans les cités de nos grandes villes, des générations de jeunes sont laissées à l’abandon, sans espoir de logement, sans projet, sans avenir. Est-ce qu’il faut attendre des catastrophes bien visibles, bien filmées, pour enfin se mobiliser ?

 

Ce cri s’adresse à chacun d’entre nous, et en premier, à vous mes compagnons et amis, à vous tous qui écoutez, et surtout à vous les plus jeunes. Ensemble, nous avons à détruire la misère qui agresse la planète entière. Elle surgit de partout. A chacun de nous, à nous tous ensemble, audacieux, sans merci, sans repos, de la vaincre.

 

Beaucoup de municipalités, et plus que toutes, celles de certaines grandes villes, trahissent, oui trahissant, en refusant leur gîte aux plus faibles. La France ne doit plus laisser de logis vides ni de bureaux vides, ni surtout laisser détruire des lieux habitables sans immédiate nécessité. Commander cela est abominable et [presque ?] criminel. La France doit bâtir immédiatement... et pour tous. Elle en a les moyens, l’argent, la technique, la main-d’oeuvre, le sol...

 

Vous, les élus, il est temps d’agir pour que tout le monde ait un logement, je vous l’ai déjà tant demandé par parole, et par écrit, et en actes.

 

Vous, tous les citoyens, écrivez à votre maire, lancez des pétitions et déposez-les dans vos mairies avant le 15 mars pour qu’elles précèdent nos prochaines initiatives communes. »

 

 

 

 

 

Texte intégral trouvé sur Internet, là où je ne m’y attendais pas.

Mais que font les autres médias ? :

 

Mes amis, réveillons-nous ! Assez d’indifférence ! C’est la guerre ! La guerre de défense contre la misère attaquant l’univers total des hommes.

 

En Europe, 40 millions de personnes vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Dans les banlieues, dans les cités des grandes villes, des générations de jeunes sont laissées à l’abandon, sans espoir de logement, sans projet, sans avenir. Faut-il attendre des catastrophes bien visibles, bien filmées, pour se mobiliser ?

 

Ce cri s’adresse à chacun d’entre nous, et en premier, à mes Amis et Compagnons, à vous tous qui écoutez, et surtout à vous les jeunes. Ensemble, nous avons à détruire la misère qui agresse la planète entière. Elle surgit de partout. A chacun de nous, à nous tous ensemble, audacieux, sans merci, sans repos, de la vaincre.

 

Beaucoup de municipalités, et plus que toutes, celles de certaines grandes villes, trahissent, en refusant leur gîte aux plus faibles. La France ne doit plus laisser de logis vides ni de bureaux vides, ni surtout laisser détruire des lieux habitables sans immédiate nécessité. La France doit bâtir immédiatement... et pour tous. Elle en a les moyens, l’argent, la technique, la main-d’oeuvre, le sol...

 

Vous, les élus, il est temps d’agir pour que tout le monde ait un logement, je vous l’ai déjà tant demandé par parole, et par écrit, et en actes.

 

Vous, tous les citoyens, écrivez à votre maire, lancez des pétitions et déposez-les dans vos mairies avant le 15 mars pour qu’elles précèdent nos prochaines initiatives communes.

 

Que celles et ceux qui agiront, et qui, en février prochain, seront bien en vie (et de même tous les févriers à venir, souvent les moments les plus durs de l’hiver) se réunissent autour des membres du Haut Comité pour le logement des défavorisés (tous des militants et des experts). Ce Haut Comité, dont voici deux ans j’obtenais la création (et les moyens d’agir et provoquer) en refusant une dignité de la Légion d’honneur.

 

Que tous se réunissent là. Pour mettre en commun leurs luttes et leurs avancées, et fortifier leur détermination de faire que soient partout servis premiers les moins puissants.

 

Mes Amis et Compagnons d’Emmaüs de France, et bien d’autres, prendront le relais, soyez-en sûrs, pour vous harceler jusqu’à ce que la joie de vivre puisse renaître pour tous. »

 

 

*

Cet appel a été lancé 40 ans après celui du 1er février 1954.

 

Si ce texte vous interpelle, n’hésitez pas à le diffuser autour de vous pour éviter qu’il ne passe aux oubliettes.

 

URL de la page :

http://voila.net/medock/humeur_abbe_pierre_19940201.html

 

 

 

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