Magret
de canard conserve d’alose Magret de canard conserve d’alose Magret de canard
conserve d’alose Magret de canard conserve d’alose
le magret de canard
la conserve d’alose

photo
Kevin
le magret de canard
(ou comment profiter de ses invités
sans se prendre la tête)
Comptez
un beau magret de canard pour 2 personnes.
LA VEILLE
A l’aide d’un bon couteau bien aiguisé, entaillez la peau côté gras, en damiers
d’environ 7 mm de côtés (scarification)
poivrez, herbes de Provence (+ un soupçon de piment d’Espelette en poudre, si
vous en avez).
Laisser reposer jusqu’au lendemain au réfrigérateur.
LE LENDEMAIN
Posez votre magret côté gras dans une poêle froide, puis faites le rissoler
sans matière grasse
– il y en aura bien assez – en
retournant le magret de temps en temps.
Lorsque la viande est bien raidie – l’intérieur n’est pas encore cuit – la
retirer et la garder à température ambiante (garde-manger) jusqu’au moment du
repas.

AU MOMENT DE L’APÉRITIF
Faites préchauffer votre four.
Dès que vous commencez les hors-d’œuvre, enfourner votre magret et laissez le
cuire
16 à 18 minutes à four très chaud, comme un rôti de bœuf.
Sortez-le du four et coupez le en fines tranches – mais pas complètement – en
commençant
par le côté gras, de manière à ce que toutes les tranches soient solidaires
entre elles.
Salez (Fleur de Guérande). Servez.
N.B.: ce gras, que d’habitude vous mettez de côté car il est un peu écoeurant,
vous le mangerez car il est croustillant et très bon de goût.
Bon
appétit. Jean Hiroupetagoyena.

la conserve d’alose
Ecailler et vider les aloses. Les saler et
les poivrer. Les introduire dans des bocaux coniques, à grande ouverture.
Certains les divisent en darnes épaisses (utilisez un couteau électrique).
D’autres préfèrent ne mettre qu’un gros morceau de poisson par bocal. En effet,
plus vous tranchez l’alose, plus vous aurez de difficultés à enlever les
arrêtes si elles n’ont pas fondu en cours de cuisson. Ajouter une demi-feuille
de laurier et deux clous de girofles par bocal et, si vous le désirez, deux
cuillers à soupe de vin blanc doux et quelques rondelles de carotte. Stériliser
cinq heures pour faire fondre les arrêtes. Ouvrir les bocaux de préférence au
bout de 2 ans. A consommer à température ambiante accompagné d’une sauce gribiche.
Bon appétit. Jean Hiroupetagoyena.
L’alose est un
poisson voisin de la sardine à chair estimée, se développant dans la mer et
venant pondre dans les cours d’eau au printemps. Longueur maximum
80 centimètres ; famille des clupéidés. (le petit Larousse illustré
1996)
L’alose remonte l’estuaire de la Gironde en mai. On en
trouve surtout auprès des pêcheurs professionnels
par exemple : Pierre Talavera à 33460 MACAU tél 0557 884 264. La femelle
est vendue plus cher que le mâle.
Les
Talavera : pêcheurs de père en fils.
extrait d’un article de
Sylvaine Dubost paru dans Sud-Ouest en mai
2004.
« Son père Pierre et lui parlent, à la
veille de la fête, de leur passion commune de la pêche sur l'Estuaire. L'aîné
attaque : « Je suis pêcheur amateur, depuis toujours et lorsque j'ai arrêté mes
activités dans le bâtiment, je me suis tout naturellement tourné vers la pêche.
» C'est à cette période, en 1984, que Pierre et Christian se sont inscrits pour
devenir pêcheurs professionnels. A bord du chalutier, le « Tony 1 », les deux
hommes développent leur activité en même temps qu'ils aménagent un point de
vente au chemin Peyrettes aux normes européennes avec, notamment deux chambres
froides accueillant le poisson avant et après son conditionnement en bac de
polystyrène. Le camion frigorifique pour convoyer le poisson du port au point
de vente fait également partie des investissements qu'ils ont dû faire pour
continuer la pêche. Maintenant et depuis la retraite de son père, c'est à bord
du « Lahoria » que Christian poursuit seul son activité.
Au filet dérivant. Les
aloses et aussi les gates dites aloses feintes ou encore « fausses aloses »
font partie avec les crevettes et les mules de la quasi totalité des poissons
pêchés. « Entre le Bec d'Ambès et Lamarque », explique le pêcheur et de décrire
la manière de pêcher le poisson fêté ce week-end. « Entre la mi-mars et fin
juin, au filet dérivant en suivant le courant, après l'avoir remonté deux
heures avant et après la pleine mer. » Dans cette phrase, l'essentiel est
résumé, d'un métier difficile où pour y arriver, « il faut sortir quasiment
tous les jours », insiste l'ancien pêcheur. Pierre et maintenant son fils ont
la même tactique : « Nous ne restons pas plus de trois heures en bateau. Ce qui
nous oblige à sortir, en général, deux fois par jour. »
Avec 3 000 aloses par an,
la pêche chez les Talavera se porte bien. Et même s'il faut gommer les jours de
mauvaise prise, notamment durant les gros coefficients de marée. Et Pierre
Talavera d'avoir le mot de la fin : « Il y a trente ans, on pêchait des aloses
en plus petite quantité. Quand dans une journée on en avait attrapé quarante,
on était satisfait. Maintenant, une prise de cent par jour est courante. »
Enfin, une espèce qui n'est pas en voie de disparition ! A moins que le nombre
de pêcheurs revu à la baisse influe sur ce constat. Au demeurant, très
réconfortant pour les gourmets, en quête de saveurs délicates. »
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