Aquitaine... un peu d’histoire
le pin, apparu naturellement voilà 9000 ans est actuellement cultivé comme
de la vigne, du blé ou du maïs. Que deviendrait ce massif sans les
sylviculteurs ?
En 1840, Théophile Gautier parlait d’un « Sahara français, poudré de
sable ».
En 1879, Jules Vernes y voyait encore un désert, « une succession de
vastes plaines, les unes absolument nues, les autres tapissées de bruyères et
d’ajoncs ».
La forêt de pins est bien de création récente. Respectons la. Protégeons la.
Réflexion : dans son ouvrage « le pin maritime » paru en 1970, Gabriel Dubourg,
sylviculteur, parlant des « ennemis de la forêt »cite (dans l’ordre) : « l’eau, le feu,
les insectes, les mulots, les chevreuils, le fisc, le sous-bois, les tourterelles,
la loi sur le défrichement, le tourisme, l’armée et les Services publics »
Comment se fait-il qu’il
ne parle pas des tempêtes ? (vous rappelez-vous
du 27/12/1999 ?)
Plus
tard, en l’espace d’un siècle, grâce à Nicolas BREMONTIER (1738-1809) pour les
dunes (débuts des travaux vers 1780), et Jules CHAMBRELENT(1817-1893)
pour la lande, la surface de la forêt de pins fut multipliée par 9 et remplaça
des zones pastorales dont l’activité était en déclin.
Ainsi,
vers 1930, le Sud-Ouest produisait la moitié des
résineux de France et plus de 100 millions de litre de gemme (résine) dont plus
de la moitié était exportée.
Loi du 19 juin 1857 (article premier) : « Dans les
départements des Landes et de la Gironde, les terrains communaux actuellement
soumis au parcours du bétail seront assainis et ensemencés ou plantés en bois
au frais des communes qui en sont propriétaires »
« la
loi du 19 juin 1857 imposa aux communes le boisement de leurs landes dans un
délai de douze ans ; elles s’y soumirent avec empressement et d’autres
avec une extrême lenteur, en raison de la résistance acharnée des bergers. On
ne transforme pas en quelques années un régime pastoral en régime
forestier. » . Gabriel DUBOURG (le pin maritime)

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